Pione mussae

éponge incrustante, rouge à rouge orangé, oscules, membrane
Pione mussae

Espèce : Pione mussae (Keller, 1891) FR éponge perforant orange GB orange boring sponge

Embranchement : Spongiaire    Classe : Demospongiae      Ordre : Hadromerida    Famille : Clionaidae

 

 Cette éponge  est de forme  des plaques perforantes, de couleur orange à rouge orangé,  très fine. Sa surface est couverte de petits pores inhalants.  Les oscules  exhalants sont  répartis de façon régulière, légèrement surélevés d’une membrane.  L’analyse du squelette montre la présence de spicules de type :  les plus longs tylostyles, les épineux,  microxeas  et  les très petits microhabds.  Taille 20 à 1000 cm², profondeur 2- 42 m et plus.

On la rencontre sur les récifs coralliens, son abondance augmente avec la profondeur, en nombre et en taille.

Reproduction : Les éponges de la classe Demospongiae sont hermaphrodites. La reproduction est sexuée. Les gamètes mâles et femelles, après fécondation donneront des larves ciliées (nage libre) qui viendront se fixer pour donner des nouvelles éponges.  

 

Intérêt médical : Etude actuelle menée par le Professeur HUGUES Michel de l’institut de Chimie et biologie des membranes et de nano objets de Bordeaux.

Cette éponge procède une protéine  la « mapacalcine » qui a des propriétés protectrices anti-ichémique = evite la diminution de l’apport d’oxygène dans les tissus d’un organe. Utilisation pour le transplant d’organe – sur greffon. Résultat positif à 9O% .

 

Remarques sur l'espèce : http://jeb.biologists.org/content/210/1/91

Il semblerait que  Pione vastifica et Pione mussae appartiennent  à la même espèce. Toutefois,  la Pione  de Eilat en Israël  est considérée  comme Pione vastifica, et se trouve en mer méditerranée,  et  les individus  au Sud de la mer Rouge seront nommée Pione mussae  (Keller  1891).

 Extrait « Les types de spicules et la couleur de l'éponge favorisent son placement dans le genre Pione, proche du P. cf. Complexe d' espèces vastifica (Hancock). Cependant, nous avons déjà constaté que ce Red Sea P. cf. vastifica héberge toujours des algues symbiotiques photosynthétiques ( Beer et Ilan, 1998 ; Steindler et al., 2001 ). Ainsi, la forme de croissance incrustante (β) et la présence d'algues symbiotiques ne conviennent pas à cette espèce ( Rützler, 2002a ). Récemment, du matériel d'un autre P. précédemment reconnu  vastifica d’Australie occidentale a été réaffecté à P. velans ( Fromont et al., 2005). Un traitement systématique ultérieur des espèces présentes de la mer Rouge, tel qu'une comparaison avec P. mussae (Keller, 1891), révélera son attribution appropriée. Dans cet article, cependant, faute de fortes contre-caractéristiques, cette espèce s'appelle toujours P. cf. vastifica. »

 

Endémique Mer Rouge

Lieu : mer Rouge, Arabie Saoudite, Djeddah, Sheraton beach, 2018 09 14, 42 m

Lieu : Mer rouge, Arabie Saoudite, Djeddah, Sheraton beach, 2018 09 14, 35 m  Photo 2 et 3 avec vers polychètes  « Polydorella smurovi »

 

http://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=816503#distributions

http://jeb.biologists.org/content/210/1/91